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Retour sur l’apéro #25 chez Novembre

Pour cet apéro #25, consacré aux tendances de 2014, c’est l’agence Novembre qui nous a gentiment ouvert ses portes ! Un grand merci à eux !

Au programme de la soirée : un débat autour des tendances qui ont fait fureur en 2014 et quelques pronostiques sur celles que l’on retrouvera en 2015, le tout suivi d’un quizz et d’un apéro aux couleurs de Noël avec clémentines et Mänele (y en avait même au chocolat !) !

Petit retour sur les tendances abordées durant cette soirée.

Le flat design !

Incontournable dans cette soirée !

Arrivé certes un peu avant 2014, c’est durant cette année qu’il a vraiment explosé, comme en témoigne la majorité des graphistes présents et qui indiquent faire du flat.

Le flat design représente une véritable évolution vers des interfaces numériques plus éloignées de la réalité, contrairement à la tendance du skeuomorphisme il y a quelques années. Les utilisateurs ont en effet aujourd’hui plus de facilités à prendre du recul et n’ont plus besoin d’interfaces qui soient le reflet de la réalité.

Même si l’on peut déplorer un manque de diversité d’un site flat à l’autre, il faut reconnaître quelques uns des avantages de son utilisation : plus de simplicité à mettre en oeuvre et une place plus importante donnée au contenu. (exemple medium.com)

Il représente également un avantage en terme d’intégration technique pour le mobile, bien que d’autres problèmes se présentent en terme d’accessibilité et d’affordance par exemple.

Mais comme pour bon nombre d’outils ou de tendances, le flat design ne se suffit pas à lui même pour la mise en place d’une interface de qualité. Tout dépend de l’utilisation que l’on en fait !

One page site

Beaucoup vu sur la Toile en 2014, quels en sont les avantages et inconvénients ?

En dehors de la fluidité que ce type d’interfaces offrent sur mobile, ce sont surtout des inconvénients qui sont rapidement mis en avant, notamment lorsque l’on présente beaucoup de contenus. Les utilisateurs ont certes l’habitude de scroller, de dépasser la fameuse “ligne de flottaison”, la page risque vite d’être surchargée et difficilement lisible.

Autre inconvénient de ce choix d’organisation, la vitesse de scroll et le degré de contrôle que l’utilisateur aura sur le défilement des informations; surtout si la scrollbar est désactivée avec un autoscroll…

Mais est-ce vraiment le choix d’un site one page qui pose problème ou son adéquation avec les contenus du site ?

En effet, la première question à se poser est celle de l’histoire que l’on souhaite raconter. Le one page site offre une navigation narrative, alternative à l’hyperlinking, et porte l’utilisateur tout au long de l’histoire racontée.

C’est bien l’usage qui doit primer sur le choix de la technologie ou du design.

Ce débat autour du one page site a ouvert des échanges intéressants sur la gestion de projet et la relation client. En effet, on se rend compte que les clients sont souvent vecteurs de certains mythes, à l’instar de la ligne de flottaison, et qu’ils utilisent souvent un jargon qu’ils ne maîtrisent pas. Un client peut demander un site one page sans que ce soit forcément en cohérence avec son besoin. D’où la nécessité de prendre en compte que faire son métier n’est pas de dire oui à toutes les demandes du client, et de garder à l’esprit que le site qui sera réalisé, le sera avant tout pour être utilisé par les internautes. Et remettre au centre de nos préoccupations l’usage qui en sera fait, permet de trouver des points communs entre différents domaines d’activité, et ainsi entre agence et client.

Le parallaxe

La question du parallaxe rejoint celle du site onepage. Plus esthétique qu’utile ou utilisable, ce choix technique peut être dangereux sur un plan ergonomique compte tenu du peu de contrôle que l’on a sur le scroll, et du nombre important d’usages et de matériels différents qui existent et rendent ainsi difficile de s’assurer d’une bonne utilisation par tous.

Le parallaxe ne doit donc pas être un réflexe à chaque conception de site mais doit se réfléchir selon l’information que l’on présente et l’effet recherché. Il est plus qu’approprié par exemple dans des sites faisant la promotion d’audiovisuel, de références graphiques, etc…

Quelle typo pour quel usage ?

Impensable de ne pas faire référence à elle pour cette question : l’incomparable, l’inégalable Comic Sans MS ! Pas pour la mettre une nouvelle fois en porte-à-faux, mais bien pour souligner que même cette typographie a son usage.

Le choix d’une typographie est complexe et se doit d’être fait en cohérence avec la thématique présentée. On le voit d’autant plus aux typographies qui nous ont marquées jusque là.

Mais elle se doit également d’être eficace et lisible pour l’utilisation qu’on en fait. Une police peut être tout à fait adaptée pour un affichage desktop mais beaucoup moins voire pas du tout pour un affichage mobile !

Pour en savoir plus justement sur l’histoire de certaines polices d’écriture et cerner mieux l’univers auquel elles appartiennent, rendez-vous sur ce site : bonjourjesuis.com.

Les serious games

Les serious games font également partie du paysage numérique de 2014.

Mis en place dans le but de vendre, d’informer ou d’apprendre de manière ludique, le serious game s’inscrit à la fois en communication interne et externe et se démarque par sa visée éducative.

A ne pas confondre avec la phénomène de gamification qui concerne n’importe quelle thématique. Foursquare est un bon exemple de gamification.

Le succès des serious games s’explique également par le changement des comportements des utilisateurs et du temps toujours plus restreint qu’ils ont à disposition pour une expérience numérique.

Ce mode de communication ne convient pas à tous les secteurs. On en retrouve de plus en plus dans l’audiovisuel par exemple, notamment France 5, qui s’approprie de plus en plus ces techniques numériques et propose un panel de serious games intéressant : http://education.francetv.fr/recherche/?srch_new=1&motc=serious%20game

On trouve également le jeu type:rider sur Arte.

En revanche, les process de réalisation de serious game sont plus longs et plus lourds que ceux de certains sites web, ce qui rend leurs coûts plus élevés. C’est en partie pourquoi ils ne sont pas encore des solutions de communication envisagées systématiquement quand le besoin est là.

Le rétro-design

Deux orientations pour la question du rétro-design.

La première consiste à faire référence à un univers graphique plutôt vintage, à l’instar du site montré en exemple : http://www.kinderfotografie-evihermans.be/.

Cette tendance graphique a été très utilisée en 2014 mais là encore dépend totalement de son adéquation avec la thématique présentée sur le site.

La deuxième consiste à un retour en arrière lorsque l’on utilise une techno mis de côté pendant quelques années.

Exemple avec le gif animé, très utilisé au début du média, puis rapidement supplanté par le Flash. Or à présent, le gif devient une alternative au Flash pour la réalisation d’animation.

Quid de la réalité augmentée ?

Outre le fait que “ça fait vomir”, cette évolution du web a de l’avenir !

Occulus Rift par exemple, malgré la perte des repères qu’il provoque, offre une expérience impressionnante et marquante.

Mais ça n’est pas le seul ! Bien que ces techniques soient pour certaines encore expérimentales, on assiste à d’autres exemples d’utilisation de réalité augmentée comme Polar Sea, documentaire en ligne tourné avec une caméra à 360°, qui permet aux spectateurs de choisir comment le regarder.

Ou encore l’utilisation de la webcam pour permettre à des consommateurs de faire leur shopping en ligne en allant jusqu’à essayer virtuellement les produits.

Si cette technique n’est pas encore un réel vecteur d’achat, il permet en tout cas aux consommateurs de s’approprier la marque et de les y fidéliser.

Enfin, cette question de réalité augmentée, au-delà des limites du web, pourrait représenter un recours intéressant pour améliorer le quotidien des seniors dans la réalisation de certaines activités.

Le futur QR code ? La mort du QR code ?

Le QR code n’a pas rencontré beaucoup de succès dans le public de la soirée. Pourtant bon nombre d’entre nous a déjà utilisé un QR code et a installé sur son mobile un lecteur.

Mais voici quelques uns des problèmes auxquels on s’est souvent retrouvés confrontés côté concepteur :

  • demande du client de faire figurer un qr code sans en comprendre l’utilité; ce dernier est alors un accessoire qui est souvent redondant avec l’information présentée et peu mis en avant;
  • le résultat n’est pas toujours fonctionnel sur tous les mobiles; pourtant, lorsqu’un QR code n’abrite qu’une URL, la phase de tests devrait être faite pour un bon résultat.

Côté utilisateur, si l’on a déjà fait l’effort de télécharger une application de lecture de code, il faut encore pendant sa balade sortir son téléphone, chercher puis lancer l’application, avant de scanner le code sans toujours savoir où il nous mènera.

Le QR code est-il mort alors ? Pas forcément ! On trouve des utilisations utiles et intéressantes de cette techno dans des musées ou encore récemment au Jardin botannique, permettant une visite audio des lieux.

C’est peut-êre l’amélioration de l’accès à l’application de lecture et de son lancement qui rendrait plus réflexe le scan des codes par les utilisateurs !

L’invasion des Beacon ?

Ou plutôt l’avènement des beacons, car même s’ils sont plus présents, ces sortes d’émetteurs en grandes surfaces permettant de géolocaliser plus finement les consommateurs via bluetooth, nécessitent tout de même l’accord des utilisateurs.

En effet, pour recevoir ces messages push, il faut que l’utilisateur télécharge l’application adéquate et laisse son bluetooth ouvert.

Les messages ne sont donc pas invasifs mais résultent d’un choix fait par l’utilisateur.

Les beacons sont pour le moment réservés à une utilisation marketing mais pourraient tout à fait être utilisés pour dans le domaine culturel au sein de musées, pour agrémenter la visite d’informations complémentaires, au simple passage du visiteur devant un tableau.

La victoire des thèmes pré-existants

Des avis qui se heurtent sur cette question !

On a tendance à dire que c’est LA solution pour un projet bénévole ou à petit budget. Mais les thèmes existants représentent-ils vraiment un gain de temps et d’argent ?

Bien qu’il existe des plateformes recensant des thèmes de qualité (themeforest par exemple), la veille nécessaire pour trouver le thème le plus adapté possible est souvent très chronophage et pas forcément plus rapide que la réalisation d’une interface graphique simple.

De plus, lorsqu’on respecte les licences de ces mêmes thèmes, une utilisation professionnelle coûte bien plus cher qu’une utilisation non commerciale et représente un coût, certes inférieur à un poste graphique dans un projet, mais parfois encore trop élevé pour un client ayant un petit budget.

Quelles sont aujourd’hui les alternatives à Photoshop pour le webdesign ?

Non, Photoshop n’est plus le seul logiciel à permettre un webdesign de qualité ! De nouveaux outils ont fait leur apparition :

  • Sketch
  • Adobe edge reflow spécialisé dans le responsive pour éviter multiplication des maquettes
  • Adobe Muse
  • Des outils en ligne comme webflow.com ou macaw.co

Mais finalement l’outil n’a que peu d‘importance, tout dépend de l’utilisation qu’on en fait et de la manière dont on l’intègre dans notre méthodologie de projet ainsi que dans notre relation client.

Car cette question d’outil pose également la question du mode de présentation des maquettes notamment au client.

On peut utiliser Photoshop aujourd’hui de manière différente en changeant notre méthodologie de travail, et en se concentrant sur certains morceaux de l’interface uniquement, une fois qu’un guide graphique a été posé.

On peut également intégrer directement la maquette pour une présentation client, là encore une fois la charte graphique posée, au risque de perdre du temps.

Tout est question de méthodologie.

Les ghost buttons

“Peut-on vraiment les cliquer ? “ Telle est la question ! Ces boutons sont-ils suffisamment explicites pour ne pas troubler la navigation des internautes ?

Bien que ces boutons “intermédiaires” reposent la question de la nuance entre bouton et lien, à la fois en terme de contenu et de techno utilisée, leur utilisation n’est pas forcément à proscrire car…

…tout dépend du contexte dans lequel ils s’inscrivent, de la qualité de leur intitulé, de leur lisibilité (contraste suffisant avec le fond) et de leur interaction au survol.

Vous l’aurez compris, ce ne sont pas les tendances elles-même qui forgeront le web mais bien l’utilisation que nous en ferons. Tout dépend des usages et c’est en fonction de ces derniers que certaines tendances s’installeront plus que d’autres dans le temps.

Merci à tous ceux qui étaient présents d’avoir participé et animé cette soirée, et encore merci à Novembre pour leur implication et leur chaleureux accueil. On s’est senti chez nous chez vous !

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